Béja: Des élèves agressent une activiste amazighe et la menacent de mort en criant « Allah Akbar » !

C’est de l’obscurantisme et de l’ignorance à l’état brut ce qui s’est passé à Medjez El Bab, gouvernorat de Béja, le 17 octobre 2017.

Dima Trabelsi, activiste amazighe âgée de 20 ans a subi une agression sans pareil. Elle était dans un bus, 4 élèves l’ont violentée et ont insulté sa maman.

Quand elle est descendue du véhicule, ils l’ont suivie, ont essayé de lui arracher ses vêtements et lui ont craché dessus. Un des agresseurs l’a même frappée avec un objet pointu au cou en criant « Allah Akbar ».

Après la scène, Dima Trabelsi a porté plainte auprès du poste de police munie d’un certificat médical.

F.T.

Source : http://highlights.com.tn

Tunisie Berbère le premier site consacré aux Amazighs Tunisiens

Azul, aaslamatkom, bonjour,

Le portail Tunisie Berbère a été lancé en 2009 afin de fournir des informations actualisées sur les Amazighs de Tunisie . Il réunit et répertorie des ressources sur cette identité et ce patrimoine millénaire.

Il fournit également un inventaire des projets en cours, ainsi qu’un certain nombre de contacts.

Ce support prend toute son importance aujourd’hui alors que nous vivons un tournant historique pour les Amazighs (Imazighen), partout en Afrique du Nord. En Egypte à Siwa, en Libye les drapeaux amazighs flottent désormais sur les édifices publics. Au Maroc tamazight a été promulguée langue nationale et officielle.

En Tunisie la priorité actuelle des amazighs se concentre dans l’aide apportée aux réfugiés et aux combattants de la liberté à la frontière tuniso-libyenne.

Faisons de ce site un village amazigh

Le portail Tunisie-berbere.com appui le communication de la Fondation Amazighe de Tunisie dont les statuts seront déposés en 2012 simultanément en Tunisie et en Europe.

Les objectifs de la FAT ont été clairement établis et rendus publics depuis 2008. Ses recommandations et programme d’action ont été rappelés lors de la Journée du Printemps des Peuples de l’Amazighie à Roubaix le 7 mai 2011.

Le but premier  est de mettre en place un certain nombre d’activités pour la sauvegarde du patrimoine amazigh berbère en Tunisie, d’observer, d’informer le public et de maintenir le contact avec les acteurs de cette survie.

L’idée d’une Fondation Amazighe de Tunisie remonte à 2003 par un appel diffusé sur Kabyle.com afin de créer une association des Amazighs de Tunisie.

Avec le soulèvement de l’hiver 2011 en Tunisie, plusieurs de nos compatriotes ont réussi à créer une première association d’expression amazighe.

Changeons la vision de la Tunisie insufflée par la propagande officielle

D’autres objectifs se présentent à nous : le principal est d’inscrire l’identité amazighe dans la Constitution tunisienne et promouvoir le tifinagh, l’usage et l’apprentissage de tamazight.

Un Conseil National Amazigh Tunisien, institution transitoire, ouvert à de multiples associations berbères, groupements d’intérêts écononomiques est le premier gage de notre réussite commune.

La Tunisie de demain sera au centre d’une Amazighie réunifiée, aux frontières ouvertes, souveraine de son destin où tifinagh et tamazight seront dignement enseignés. Une nouvelle ère de fierté se dessine pour la jeunesse amazighe qui se réapproprie son histoire et son identité future en redevenant ce qu’elle a toujours été. 

Puisque l’étymologie du mot Tunisie nous vient de tamazight et signifie « havre de paix, campement », j’espère que tunisie-berbere.com sera pour vous une escale de détente, de découverte et de ressourcement.

Stéphane ARRAMI Amazigh 24 / Kabyle.com / Tunisie Berbère

Hammamet – Les fidèles de la mosquée font fermer le restaurant Le Berbère

Intervenant sur les ondes de Radio Med, dans l’émission Midi Med, le premier délégué de Nabeul, Raouf Klibi, a apporté, jeudi 17 mai 2017, des éclaircissements à propos de la dernière fermeture du resto bar, Sky Bar Le Berbère, situé à Hammamet à proximité de la médina et de la mosquée Kabir.

Il a précisé qu’ une commission régionale mixte chargée de ce dossier, a décidé de fermer le Berbère, suite au dépôt d’une plainte d’une quarantaine d’habitants et de fidèles de la mosquée. La raison invoquée par les plaignants est que le resto bar ne respecte pas assez le temps d’arrêt de la musique jouée par les DJs durant l’appel à la prière. Le propriétaire a déposé une demande pour utiliser la musique. Elle a été refusée par le gouverneur.

K.B

Source : Carthagonews.com 19 mai 2017

Exigences pour l’amazighité en Tunisie

La Tunisie doit s’engager dans la co-officialité de tamazight, la langue berbère unifiée, comme ses parlers locaux, la chelha, la tachaouit toutes deux amazighes (berbères), la koinè derja tunisienne. L’amazigh devra dans le futur du pays figurer dans sa constitution en tant que socle historique et identitaire.

Les Amazighs ne sauraient se satisfaire de médias tv, baudruches systémiques et médiatiques comme c’est aujourd’hui le cas en Algérie. Des programmes audiovisuels ou radiophoniques, des journaux de presse écrite, en berbère sont encore inexistants par manque de volonté politique en dépit que la Tunisie soit la terre historique de Vibia Perpetua, Sophonisbe (Sofines dernière reine de Numidie), Syphax, Massinissa Jugurtha et tant d’autres illustres amazighs.

L’équité en proportion d’ouvrages sur la civilisation berbère ou en tamazight langue unifiée dans les bibliothèques, centre culturels, sont des préalables à une Tunisie délivrée de l’idéologie arabo-islamique.

Il est indispensable de créer une Académie Berbère tunisienne, d’organiser des collectes de la mémoire, de repiquer les semis de nos racines, d’insuffler des chaires d’enseignements dans toutes les universités de Lettres et Sciences Humaines en Tunisie.

La tamazight (berbère) doit être enseignée dès le primaire dans toutes les villes de Tunisie.

Les Tunisiens ne sauraient être assimilés à des Arabes ce qu’ils ne sont majoritairement pas !

Aux imams arabisants et émissaires envoyés dans les pays de l’immigration doivent être substitués des professeurs spécialisés en langues et patrimoines tunisiens.

Les Tifinaghs enseignées en Libye, au Maroc, en pays touaregs, écriture transfrontalière du futur de l’Afrique du Nord, graphie originelle et moderne, s’imposeront comme vecteur de communication écrite, signalitique par des initiatives collectives locales coordonnées.

Tamazight doit être promulguée langue vivante, nationale et fédérale, commune avec les autres nations des Etats-Unis d’Afrique du Nord (Tamazgha).

Stéphane ARRAMI, Genève le 1er août 2016

Pays chaoui en Tunisie : de quelques idées reçues

On fait dire que la frontière des Aurès s’arrête à quelques encablures de Négrine, dépassant à  peine l’actuelle frontière tunisienne.

C’est mentir car le pays chaoui connu dès l’Antiquité sous le nom d’Aurasius mons, toponyme berbère signifiant « la montagne fauve », s’étend bien au delà de ce découpage géographique colonial. Il englobe tout le versant de la Tunisie méridionale qui comprend Gafsa (le berceau de la civilisation capsienne), le Nefzaoua (Kbeli…), les Grands Canyons de Tunisie, Midès et Tamezra (Ad Turres), Nefta (Zâfrane), le Chott el Jerid…

Les habitants actuels Tunisiens ou Algériens sont appelés Ichawiyen, Chaouis ou Aurassiens.

Stéphane ARRAMI

 

Stéphane ARRAMI, mes liens avec la Tunisie, la Kabylie et Tamazgha

Une jeunesse en Tunisie, de double nationalité je peux agir pour la valorisation du patrimoine amazigh aussi bien en France qu’en Tunisie.

De père kabyle (en Kabylie) j’ai aussi fondé le site Kabyle.com dans un long processus de recherche de mes origines. N’étant pas de nationalité algérienne mais bien kabyle, je me considère aussi de nationalité kabyle.

Beaucoup de Kabyles se voient à juste cause comme apatrides du fait de la colonisation de la Kabylie par l’Algérie. En 1857 l’empire colonial Français a fait perdre à la Kabylie sa souveraineté. Les chefs kabyles, « la matière grise » de la Kabylie ont été tués ou déportés en 1871, des milliers de Kabyles ont pris le chemin de l’exil, notamment en Tunisie, ce qui n’est pas le cas de ma famille. Nous pouvons parfaitement être kabyle sans être algérien, j’en suis la preuve vivante ! Un siècle plus tard nous revivons !

En France il n’y a pas de limites aux nationalités cumulées.

J’agis pour le recouvrement des droits des Amazighs privés de leurs droits les plus fondamentaux. Le travail accompli depuis 20 ans a servi à une meilleure reconnaissance de l’amazighité en Afrique du Nord, a accéléré son officialisation. Le chemin vers la liberté est encore long, semé d’embûches.

J’ai fait le serment de consacrer ma vie à Tamazgha, l’édification des Etats-Unis d’Afrique du Nord où la Kabylie et la Tunisie seront deux Etats phares d’un Commonwealth nord-africain (Communautés des Nations), d’aider à sa culture et sa civilisation à rayonner dans le monde!

Stéphane Arrami

En Tunisie, les Amazighs font entendre leurs voix

Longtemps marginalisés, ignorés par le pouvoir tunisien acquis à l’idéologie arabo-musulmane, les Amazighs en Tunisie tentent aujourd’hui de redonner corps à leur histoire et leur identité au sein de la société tunisienne espérant que celle-ci en tienne compte pour les années voir mêmes les siècles à venir.

Un vrai mouvement de fond s’est amorcé depuis mars 2011. Il a conduit à la création des premières associations amazighes en Tunisie (ACAT, Association de Protection du Patrimoine de Tamazret, FAT…) jusqu’à l’organisation du 6e Congrès Mondial Amazigh à Djerba.

Appuyés par l’émergence des Amazighs en pays libyen, déterminés pour que « la vérité sur la langue et la culture amazighe soit enfin rétablie » plusieurs dizaines de personnes venues de Béja, Siliana, Kairouan, Sousse, Djerba, Tamazret, Chenini, Tattawin et Douiret se sont retrouvées ce dimanche 25 décembre 2011 à Tunis pour faire entendre leur voix.  Cette manifestation émane directement de Facebook.

Tous tiennent à ce que « la culture amazighe fasse partie intégrante du caractère national et il pour cela il est tout à fait de la responsabilité nationale que tous les Tunisiens évitent les perpétuelles erreurs du passé ».

Les nouvelles autorités tunisiennes ne pourront plus ignorer cette réalité berbère et devront en tenir compte notamment dans leur élaboration de la nouvelle constitution. Les Tunisiens sont en droit de voir leurs droits linguistiques et culturels reconnus, avec l’officialisation de tamazight effective dans les médias et dans l’enseignement.

Stéphane ARRAMI

Sur l’écriteau « La vérité, la culture amazighe »

Sources photographie : FB

Rachid RAHA écrit à l’Association Tunisienne de Culture Amazighe

Chère amie Khadija BEN SAADANE,

Présidente de l’Association Amazighe de Tunisie,

Excusez-moi de vous avoir écrit un peu tard mais il fallait que je vous interpelle sur une question d’une importance capitale pour vous et pour tous les membres de votre nouvelle association amazighe. Nous vous félicitons vivement de l’avoir créée après votre admirable révolution du jasmin.

J’aimerais bien vous prévenir des conséquences catastrophiques que vous pouvez avoir en collaborant avec certaines personnes qui continuent à usurper le nom de notre ONG le Congrès Mondial Amazigh. Il parait qu’ils veulent vous impliquer dans la préparation d’un 6ème congrès parallèle chez vous lorsque celui-ci est déjà décidé et prévu dans la région de Souss, au sud du Maroc, les 25, 26 et 27 novembre prochains et auquel nous vous invitons volontiers à y participer, et ça nous ferait un trés grand plaisir votre présence et participation.

Ces personnes veulent faire avec vous ce qu’elles ont fait au Maroc en octobre 2008. Au lieu d’aller en Algérie, en respectant les décisions des instances du CMA, elles ont préféré faire le jeu du ministre de l’intérieur marocain à l’époque, Fouad Ali El Himma, et de son complice et bras droit M. Ilyas El Omari, qui vient de vous inviter à Tanger. Ce dernier n’a pas râté l’occasion de vous impliquer déjà dans une nouvelle organisation internationale amazighe et qui a choqué tous les militants amazighs nobles du Maroc.

Tout le monde se demande comment se fait-il qu’une militante de Tunisie, d’un pays qui vient de se libérer de son dictateur, s’allie avec une figure du Makhzen très problématique et de la corruption que les jeunes du mouvement 20 février essaient de combattre !!! (voir en pièce jointe un reportage sur la dite personne faite par la revue en français de Rachid Niny et qui le pauvre paie les frais par la prison). Lisez aussi ceci almassae.press.ma/node/20822 Pour savoir plus de détails avec qui avez-vous à faire !!!). Et c’est le même personnage avec qui l’ancien président du CMA avait décidé d’organiser son congrès parallèle à Meknes et que vous venez de recevoir chez vous afin de vous convaincre d’organiser un autre chez vous, en vous promettant bien des financements.

Afin de bien connaitre les acteurs, je vous prie de lire attentivement mon écrit de protestation avant de faire un faux pas sur Kabyle.com.

Posez la question directement aux intéressés : où se sont volatilisés les 30.000 Euros octroyés par la Coopération Catalane ? Où sont les factures ? Aucune n’a été fournie jusqu’à maintenant (un fait qui m’a été confirmé lors de mon dernier voyage à Barcelone le 16 mai dernier et à propos duquel nous allons le poursuivre en justice, à côté d’autres accusations en cours comme celle de l’utilisation de notre ONG à des fins de l’immigration clandestine)?

En définitive, laissez-moi vous exprimer notre profonde tristesse en vous insistant à vous dire que le fait de recevoir et de s’afficher à côté de ces personnages porte bien atteinte à votre personnalité et porte aussi atteinte à l’image de votre association que vous venez de créer. Et il n’est pas trop tard de rectifier et de revoir vos alliances.

Ne continuez pas, chére amie Khadija Ben Saadane, à blanchir des personnes corrompues qui ont fait (et qui continuent à faire) beaucoup, beaucoup et beaucoup du mal à l’amazighité et aux imazighen.

Mes salutations les plus solidaires.

Rachid Raha, Membre fondateur du CMA, président du CMA d’août 1999 à août 2002 et d’octobre 2008 à novembre 2009, actuellement vice-président

Rabat, le 24 Août 2011

« Tunisie pays arabe, le plus gros des mensonges » ou comment la Tunisie a tué son identité

Le terme « Amazigh » fait peur au gouvernement tunisien. Aujourd’hui j’ai envie de parler… depuis trois jours je lis et je relis l’article et il y a quelque chose qui me blesse, qui me trompe…

Les Imazighen en Tunisie, ou bien les Berberes en Tunisie : souvenir du passé, fond lybico-berbère, un écho loin qu’on retrouve seulement dans les belles poteries de Jerba, dans les dessins des tapis traditionnels, dans les bijoux, dans les fouilles archéologiques ; ça se vend bien, ça aide le tourisme, mais malheureusement il ne reste que ça. Voilà la plus énorme des mensonges !

Non, moi je suis pas Berbère, je suis italienne et je vis ici en Tunisie depuis trois ans J’ai arrivée ici pour des recherches sur les villages berbères du sud de la Tunisie, dans le but de donner une voix à une langue et une culture qui sont le véritable fond de ce pays et qui représentent beaucoup plus de ce qu’on pense, qu’on croit, q’on connaît !

J’ai vécu parmi ces gens, j’ai partagé avec eux traditions et modernité, je me suis nourrie de leur langue jamais disparue, langue vivante, langue des racines, langue de l’identité…mais moi je ne suis qu’une goutte dans une mer trop grande et trop bouleversée… Et ça n’arrête pas de me tuer, jour après jour. « Le berbère n’existe pas en Tunisie » …alors nous pouvons dire que la Tunisie n’existe pas, ou bien que ce pays a bien aimé effacer tout son histoire et toutes ses racines. Nous pouvons dire que la Tunisie a tué son identité…

Taziri