Histoire et mémoire des discriminations en matière d'amazighité en Tunisie

Histoire et mémoire des discriminations en matière d'amazighité en Tunisie

Nous entamons la chronologie des actes de discrimination en Tunisie fondées sur les pratiques discriminatoires, actes d'agressions racistes ou de violence physique à l'encontre des Amazighs Tunisiens.

Août 2018 : le Maire de la ville de Sfax refuse l'inscription du prénom amazigh Massine. Un décret de 1965 confirmé en 2013 ne permet l'enregistrement que de prénoms arabes.

Octobre 2017 : Des élèves agressent une activiste amazighe à Béja et la menacent de mort en criant Allah Akbar Lire l'article

2017 : Une étude de National Geographic, intitulée « Genographic Project » révèle que 88% des Tunisiens ont un génome « nord-africain », alors que seulement 4% ont un génome « arabe ». Pourtant la Tunisie nie l'existence du droit de ses peuples sur son territoire en violation des textes internationaux.

Charte des Nations Unies - Article premier  / Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies le 16 décembre 1966,   Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones de 2007.

"Les peuples autochtones sont considérés comme les autres peuples. Ils peuvent ainsi réclamer le droit de maintenir leurs institutions, traditions, culture et identité et demander une protection efficace contre les discriminations et la marginalisation. De plus, les peuples autochtones peuvent jouir d'un droit à s'autodéterminer, qui comprend le contrôle des ressources naturelles situées sur leur territoire. Pour compenser les territoires qui furent jadis volés, pillés et détruits, ils ont maintenant les moyens de faire valoir leurs droits."

2014 : Le ministre de la culture tunisien Mehdi Mabrouk déclare que "l'amazighité est exogène à la Tunisie".

1987 : Zine el-Abidine Ben Ali interdit la création d'associations à caractère social et culturel.

12 août 1961 : assasinat du politique amazigh djerbien Salah Ben Youssef à Francfort-sur-le-Main (Allemagne).

1957 : Habib Bourguiba vide les villages amazighophones, fait déplacer les populations dans les plaines. Campagne d'arabisation à grande échelle.

 

Chronologie compilée et rédigée par Stéphane Arrami

 

Pour des rapports complets nous vous invitons à consulter les rapports de l'Assemblée Mondiale Amazigh et ceux de l'association Tamazgha.

Rapport alternatif de Tamazgha au CERD juin 2013