Exigences pour l'amazighité en Tunisie

La Tunisie doit s'engager dans la co-officialité de tamazight, la langue berbère unifiée, comme ses parlers locaux, la chelha, la tachaouit toutes deux amazighes (berbères), la koinè derja tunisienne. L'amazigh devra dans le futur du pays figurer dans sa constitution en tant que socle historique et identitaire.

Les Amazighs ne sauraient se satisfaire de médias tv, baudruches systémiques et médiatiques comme c'est aujourd'hui le cas en Algérie. Des programmes audiovisuels ou radiophoniques, des journaux de presse écrite, en berbère sont encore inexistants par manque de volonté politique en dépit que la Tunisie soit la terre historique de Vibia Perpetua, Sophonisbe (Sofines dernière reine de Numidie), Syphax, Massinissa Jugurtha et tant d'autres illustres amazighs.

L'équité en proportion d'ouvrages sur la civilisation berbère ou en tamazight langue unifiée dans les bibliothèques, centre culturels, sont des préalables à une Tunisie délivrée de l'idéologie arabo-islamique.

Il est indispensable de créer une Académie Berbère tunisienne, d'organiser des collectes de la mémoire, de repiquer les semis de nos racines, d'insuffler des chaires d'enseignements dans toutes les universités de Lettres et Sciences Humaines en Tunisie.

La tamazight (berbère) doit être enseignée dès le primaire dans toutes les villes de Tunisie.

Les Tunisiens ne sauraient être assimilés à des Arabes ce qu'ils ne sont majoritairement pas !

Aux imams arabisants et émissaires envoyés dans les pays de l'immigration doivent être substitués des professeurs spécialisés en langues et patrimoines tunisiens.

Les Tifinaghs enseignées en Libye, au Maroc, en pays touaregs, écriture transfrontalière du futur de l'Afrique du Nord, graphie originelle et moderne, s'imposeront comme vecteur de communication écrite, signalitique par des initiatives collectives locales coordonnées.

Tamazight doit être promulguée langue vivante, nationale et fédérale, commune avec les autres nations des Etats-Unis d'Afrique du Nord (Tamazgha).

Stéphane ARRAMI, Genève le 1er août 2016

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