L’amazigh à la radio et la télévision tunisienne

Des responsables de la Radio et de la Télévision Tunisiennes et du Ministère de la Culture seront interrogés par des magistrats et des juges tunisiens à propos des décrets qui empêchent la diffusion de chansons et de programmes berbères liés à la majorité Tunisienne Berbère silencieuse.

La Radio et de la Télévision Tunisiennes continuent à appliquer ces décrets de discrimination en contradiction avec la Constitution tunisienne de 2014 et qui ont été mises en vigueur pendant les années 60 par les dictateurs nationaux arabes.

Des représentants internationaux des droits de l’homme, des ONG et des journalistes du monde démocratique seront seront à l’écoute des mensonges de ces institutions, connues comme institutions arabisées …

Enfin la Radio et la Télévision Tunisiennes et le Ministère de Culture seront obligés de promouvoir la diffusion de chansons et de culture Berbères.

Labess Tunisia

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Situation des Amazighs en Tunisie

L’identité amazighe n’est toujours pas reconnue dans la Constitution tunisienne

La loi tunisienne interdit tout recensement basé sur l’ethnie, la langue, la religion. Dans le préambule et l’article 1 de sa constitution la Tunisie maintient son peuple dans le carcan de l’islam religion de l’occupant de l’Ifriqiya ⵉⴼⵔⵉⵇⵢⴰ, de l’identité arabo-musulmane.

Cette constitution précise que « le peuple reste attaché à la religion et aux principes de l’Islam. La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain, l’Islam est sa religion, l’arabe sa langue et la République son régime », ou encore que  » la Tunisie doit participer à l’unification du monde arabe ». Cette constitution entre en contradiction avec le droit international, participe de l’ethnocide des Amazighs, c’est-à-dire à la mort programmée d’une langue et d’une culture.

Les études linguistiques des parlers berbères en Tunisie sont quasi inexistantes, les livres Amazighs toujours censurés.

Une politique linguistique linguicide multi-coloniale

La politique d’arabisation enclenchée en 1956 a partiellement arabisé les zones de Tamazret, Matmata, Guermassa, Guellala, Chenini, Douiret, Zraoua, Taoujout, Tamazret, Sedouikech, Ajim, Oued Zeib, Douiret, Ras El Oued, Bir Thlathine Jarjer, Ghomrassen, Toujane, Sened, Majoura, Ouesslat. Ces villages sont progressivement arabisés.

Un grand nombre de toponymes ont été « arabisés » par décision officielle. La colonisation de peuplement ce poursuit à ce jour dans les villages de Djerba.

Les personnes âgées continuent de parler la langue amazighe, la chelha est enseignée dans certains villages de la région de Matmata.

Historiquement la situation économique et sociale des régions défavorisées a entraîné un exode rural massif vers les villes, prioritairement vers Gabès, Sfax et Tunis depuis la colonisation française dans les années 30.

Tunisie Berbère s’engage dans un processus de vulgarisation et de réappropriation de l’identité amazighe en Tunisie.

Les locuteurs des langues amazighes en Tunisie (500.000) vivent essentiellement dans le sud tunisien, dans les hautes steppes de l’Atlas Tellien et les régions montagneuses du nord-ouest du pays.

Tunisie Berbère passe en Drupal 8 et Licence CC 100% Culture

Notre site utilise le logiciel Open Source Drupal 8 depuis ce lundi 1er octobre 2018.

Tunisie berbère est disponible en langue amazigh unifiée (extension ber) ainsi qu’en anglais.

https://tunisie-berbere.com/ber

Parmi les nouveautés :

  1. Les forums sont reconstruits disponibles par le menu principal « Discussions ».
  2. Les contenus sont placés comme œuvres culturelles gratuites et libres participant à la création d’un patrimoine commun de matériaux librement réutilisables (Licence Creative Commons 100% Culture)
  3. Une liste des participants au site. La plupart des contibutions viennent pour le moment des universitaires et doctorants
  4. Version multilingue Français/Tamazight/Anglais

 

Le peuple amazigh de Tunisie : sacrifié pour/par la démocratie ?

La discussion autour de la nouvelle Constitution tunisienne, prisonnière de la dichotomie conservatisme-modernisme, a occulté totalement la question des droits du peuple amazigh de Tunisie ; peuple autochtone aujourd’hui minoritaire, pour avoir subi de multiples politiques de répression, de dépersonnalisation et d’assimilation, en violation manifeste de toutes les règles du droit international. Lire la suite « Le peuple amazigh de Tunisie : sacrifié pour/par la démocratie ? »